mardi 3 avril 2018

Histoire de l'Art // TCV

Cours // 13 / Les avant-gardes et la peinture Moderne 
  • Travail du jour : Lecture des documents et prise de notes
  • Durée : 2h — Séance n°5 {9h30
  • Absent : Chamontin          Retard : Aucun

La suite ///
A partir des années vingt, et donc à la suite de la révolution communiste de 1917, un second courant d’avant-garde émerge : le Constructivisme. Il s’articule autour de Tatline, Popova, Alexandr Rodchenko ou son épouse Barbara Stépanova. Ces artistes jettent les bases du mouvement durant l’exposition « 5x5=25 ». Animés par un projet à la fois social et politisé, les constructivistes souhaitent relier l’art à l’industrie en concevant des objets utiles pour la production et pour les besoins réels du peuple « Soviet ». Ils conçoivent donc des affiches, des livres, des architectures ou des meubles au service du régime communiste et de son idéale sociale. De fait, les artistes délaissent leur statut d’artiste et préfèrent le nom de « constructeurs ». En effet, chez ces artistes, la peinture occupe une place mineure car l’œuvre reste unique et donc destinée à la bourgeoisie. Ils lui préfèrent une dimension multiple afin de l’adresser au peuple : un art pour tous. Pour ce faire, les constructivistes privilégient des techniques créatives mécaniques. Ainsi, Rodchenko, le « reklam-constructivist » explore les possibilités de la photographie, de l’impression et des processus d’industrialisation. Emblématique, ce pionnier développe un graphisme efficace, rapide de mise en œuvre et très très impactant. Il réalise notamment des photomontages puissants qu’il associe à des caractères capitales imposants dans des compositions géométriques dynamiques. Ses couleurs sont limitées et contrastées : le plus souvent un simple contraste noir, rouge et blanc.

Malheureusement, avec la montée du Stalinisme, l’avant-garde russe va peu à peu s’essouffler. De nombreux russes migreront notamment vers l’Allemagne (El Lissitzky, Kandinsky, etc) permettant ainsi le déplacement des idées avant-gardistes russes constructivistes à l’Europe.



4_ DADA

Plus qu’un courant artistique, le mouvement DADA est une réponse absurde, une contestation ironique et critique de son temps. Il nait le 8 février 1916 à Zurich dans le Cabaret Voltaire autour de réfugiés pacifistes européens fuyant l’horreur de la guerre : Tristan Tzara, Hugo Ball, Hans Arp, Marcel Janco. Pour rappel, la Suisse est alors un pays neutre autour d’une Europe qui s’entredéchire (mort à l’échelle mondiale et industrielle). DADA devient un moyen graphique, artistique, poétique et vivant de répondre à l’absurdité de ce monde.




A SUIVRE…